Avant le Congrès





Avant le Congrès  


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Quelques notes d'histoire 



(Page 9) Déjà en 1912, le problème de " l'Adolescence Salariée " préoccupait vivement certains milieux sociaux chrétiens. Des enquêtes multipliées avaient révélé la situation déplorable des centaines de milliers d'adolescents et d'adolescentes obligés de travailler et de vivre dans des conditions absolument nuisibles pour leur santé et pour leur moralité. Des " cercles d'Etudes " qui furent en même temps des " Cercles d'action " groupaient à part de jeunes travailleurs et de jeunes travailleuses et les formaient à la propagande et à l'apostolat parmi leurs compagnons et leurs compagnes de travail. Des " Syndicats d'apprentis " et " d'apprenties ", des Cercles de jeunes travailleurs et de jeunes travailleuses " tâchèrent, avant la guerre, de répandre cette nouvelle forme d'association plus adaptée à l'âge et à la mentalité des adolescents salariés. Pendant la guerre, ces groupements, loin de chômer, purent consacrer toute leur activité à la formation intensive des jeunes dirigeants et des jeunes dirigeantes. 

A l'armistice, la nécessité d'une association spéciale pour jeunes salariés et jeunes salariées était un axiome reconnu par certains dirigeants du Mouvement Ouvrier Chrétien. Les éléments formés avant et pendant la guerre furent les promoteurs de ce groupement qui, dès 1919 s'intitula hardiment " La Jeunesse Syndicaliste ". D'abord peu nombreux, ils se réunissent pour étudier, discuter, faire des enquêtes et ils se cotisent (Page 10) pour s'entr'aider. Dès 1920, leur prosélytisme s'est étendu à quelques paroisses de l'agglomération bruxelloise et y a fondé des groupes qui bientôt s'unissent pour former une Fédération. 

De jeunes camarades d'Anvers se mettent également en route et constituent le premier centre d'activité en pays flamand. 

A peine avait-on dépassé les 200 membres, que la volonté s'affirme … se précise … se réalise, enfin … d'avoir " un journal ". 

Il naît en novembre 1920, bien humblement, sur huit pages, chaque mois, à 300 exemplaires. 

Un " C.E. central " rassemble, chaque lundi soir, les meilleurs des diverses sections. C'est une véritable école de propagandistes. On est parfois quarante. Chacun, à tour de rôle, est président, rapporteur, est chargé d'enquêtes ou envoyé dans une section locale pour y causer. 

Des " Journées d'Etudes " ont lieu, chaque trimestre environ. Des " Récollections " aussi, ou l'on se retrouve à une vingtaine pour se forger véritablement des âmes d'apôtres. 

En 1921, 1922, 1923, l'action se poursuit non sans difficultés, ni même sans échecs. Des camarades de Wallonie lisent notre journal, suivent nos journées d'études et invitent de temps à autre l'un d'entre nous. 

Un programme d'organisation générale, des J.T. est élaboré, longuement discuté, présenté aux Congrès Ouvriers chrétiens et adopté enfin, le 20 juillet 1924, par une réunion, à Bruxelles, de 56 prêtres de tous les coins du pays et spécialement compétents. 

La J.O.C. était lancée. Elle devenait l'Organisation Nationale des jeunes travailleurs chrétiens de Belgique. Divisée en Fédérations d'Arrondissement, elle grouperait dans des Sections Locales tous les adolescents salariés, dès leur sortie de l'école jusqu'après leur service militaire. 

(Page 11) Les jeunes propagandistes qui avaient pris l'initiative de répandre le mouvement à Bruxelles assumèrent l'entreprise audacieuse d'organiser la J.O.C. dans toutes les régions de la Wallonie. 

Dieu a visiblement béni leurs efforts. 

Quand on songe aux débuts humbles et cachés de notre cher mouvement, aux efforts longs et persévérants de ces premiers pionniers, on peut être assuré que la J.O.C. est bâtie non pas sur le sable éphémère des vanités qui passent, mais sur le roc inébranlable des organisations qui ont l'avenir pour elles !. 

Le grain de sénevé jeté en terre, il y a quelques années est déjà un arbre puissant ! 

Puisse-t-il croire toujours plus vigoureusement pour la protection et la défense de la jeunesse ouvrière et pour la gloire de Dieu !.

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