Chapitre IX - Collaboration en équipe




Chapitre IX



Collaboration en équipe : prêtres et laïcs



« Sans moi, vous ne pouvez rien... »

Cette parole du Christ rapportée par Saint Jean1 nous paraît claire : y aurait-il un apostolat, sacerdotal ou laïc, sans le Christ lui-même, seul apôtre ?

Pourquoi ne l'appliquerions-nous pas, cette parole, au rôle indispensable du sacerdoce vis-à-vis de l'apostolat laïc ? Il n'y a pas d'apostolat des laïcs, ni individuel, ni organisé, sans l'apostolat du prêtre. Il n'y a pas d'autre canal d'apostolat, parce que c'est lui qui donne le Christ.

Mais il faut ajouter immédiatement : sans l'apostolat des laïcs l'apostolat sacerdotal est impuissant pour la transformation humaine et chrétienne du monde.

L'union et la collaboration réciproque entre prêtres et laïcs sont donc essentielles à l'unité de l'Église et de sa mission, à l'épanouissement de tout l'apostolat.

Cette collaboration est essentielle, quel que soit l'objet immédiat de l'apostolat des laïcs :

a. objet temporel, profane : la vie propre des laïcs dans tous ses aspects, dont ils doivent découvrir et réaliser la valeur divine, apostolique et missionnaire (famille, travail, loisirs, sécurité économique, participation à la vie de la cité, relations nationales et internationales, etc.).

b. objet ecclésial : catéchèse, liturgie, sacrements, vie paroissiale, diocésaine ou supra-diocésaine, etc.


S'il s'agit du premier objet, les prêtres sont en quelque sorte les collaborateurs sacerdotaux de l'apostolat des laïcs. S'il s'agit du second, on dira plutôt que les laïcs sont les collabora tours de l'apostolat sacerdotal.

Dans l'un et l'autre cas, le sacerdoce est au coeur de l'apostolat des laïcs.

Fonction admirable, sublime du prêtre : c'est lui qui doit engendrer, susciter, guider, nourrir, soutenir, l'apostolat des fidèles laïcs. Par tout son ministère sacerdotal. Pas à côté de ce ministère, ni accessoirement, comme un luxe, un hobby, une tâche que l'on assume de surcroît. Mais essentiellement et nécessairement.

C'est la seule conception vraie, complète, de l'apostolat sacerdotal.


Dans et par le ministère paroissial

J'en ai fait moi-même la passionnante expérience et je l'ai vu réaliser par tant et tant de prêtres !

L'administration des sacrements, la célébration de la Sainte Messe, la prédication, la préparation à la profession de foi, le catéchisme, la récitation du bréviaire et l'oraison, la visite des malades et des familles, les mouvements et toutes les oeuvres paroissiales : autant de sources, autant de moyens et d'occasions de susciter et de soutenir l'apostolat des laïcs. Leur portée apostolique doit être continuellement mise en relief par le clergé paroissial.

Quand j'étais vicaire, j'ai fait plus au confessionnal, pour susciter l'apostolat des laïcs dans la paroisse, que par tous les autres moyens - je ne crains pas de le dire !

Car la communauté paroissiale, qui est l'Église sur place, est une institution essentiellement apostolique et missionnaire. Aujourd'hui plus que jamais, partout et toujours, le pasteur en est la tête, avec tout le clergé. Les paroissiens, les familles et les œuvres de la paroisse en »tint les membres et les organes.

La communauté paroissiale est comme une grande équipe. Elle-même repose sur de petites équipes homogènes, plus spécialisées, qui s'emboîtent les unes sur les autres, se complètent et s'épaulent, toutes tendues vers un unique but : l'établissement du royaume de Dieu parmi les hommes, tous les hommes.


Des équipes sacerdotales

L'équipe sacerdotale est formée par le clergé paroissial. S'ils sont deux ou plusieurs prêtres dans une paroisse, c'est simple : leur équipe est là. Si le prêtre est seul, il rejoint d'autres curés et vicaires de paroisses voisines. Ensemble ils se réunissent, ils prient, se concertent, se renseignent, se soutiennent en vue de leur travail apostolique : ensemble ils édifient l'Église sur place, prospectent le champ à travailler, étudient les questions qui surgissent, tendent l'oreille aux échos qui leur parviennent des milieux de travail, de culture et de loisirs.

Ils s'unissent au mouvement apostolique des autres paroisses, du diocèse et de toute l'Église, du pays et du monde. Ils s'éclairent de leur expérience.

Ils sont « dans le mouvement apostolique ». Et ils en sont les promoteurs : la tête, le cœur, l'âme, le moteur, le levier.

« Vae soli ! — Malheur à celui qui est seul ! » C'est vrai pour le prêtre comme pour le laïc. Seul, séparé, il est impuissant.


Des équipes prêtres-laïcs

Mais s'il est prouvé que la mission du laïc appartient à l'essence même de l'Église, que prêtres et laïcs ont chacun leur mission propre dans l'ensemble de celle du Christ et de l'Église, qu'elles sont complémentaires l'une de l'autre, l'équipe prêtre-laïc en est une exigence logique.

Comme je l'ai dit fort souvent, le travail en équipe est indispensable dans l'Église, comme une sorte de complémentarité et d'achèvement dans le soutien mutuel. A. cette condition seulement, l'Église pourra remplir sa mission totale.

Les prêtres qui font équipe entre eux doivent aussi faire équipe avec les dirigeants, les militants, les entraîneurs, les responsables laïcs de l'apostolat. Ne sont-ils pas avec eux l'Église militante et dynamique ?

C'est pourquoi ils ont avec les laïcs des contacts et des réunions, grâce auxquels ils connaissent la vie de ces derniers, les milieux, les problèmes, les difficultés, les institutions du temporel. Ils suivent aussi par ces moyens, les militants dans leur apostolat journalier, que ce soit dans les familles et les quartiers, que ce soit au contraire loin de la paroisse, dans les trains ou les autobus, dans les milieux de travail, dans leurs moments de détente et les centres de loisirs. Souvent, c'est par eux qu'ils prendront conscience de l'ampleur du problème de l'évangélisation, en constatant le nombre de ceux qui restent éloignés de la vie traditionnelle de l'Église et les raisons de cet état de choses provoqué à la fois par l'évolution présente du monde et par la carence des chrétiens eux-mêmes. Par eux aussi, l'Église se met « en état de mission », la paroisse devient « la paroisse au front », rejoignant tous les lieux où la paroisse elle-même, l'Église, le Christ sont ignorés, attaqués, contrecarrés par le matérialisme et l'athéisme pratique ambiants. Car c'est là où vivent et agissent les laïcs que se trouvent les brebis perdues qui doivent être ramenées au bercail ; c'est là que rôdent et tuent les loups qui entourent, influencent et perdent les brebis. « Les laïcs, rappelait Pie XII dans un discours fameux , sont aux premières lignes de la vie de l'Église »2.

Dans les équipes prêtres-laïcs, que d'enrichissements mutuels, que d'échanges d'expériences et d'informations ! Il faut y avoir participé pour en apprécier, tous les jours davantage, l'intarissable possibilité de ressourcement et d'espérance.

Dans ces équipes, c'est toute une stratégie qui continuellement s'apprend, se renouvelle, s'adapte et s'étend.

Comme elle est vraie aussi, cette autre phrase du même Pape : « Dans les batailles décisives, c'est parfois du front que partent les plus heureuses initiatives. L'histoire de l'Église en offre d'assez nombreux exemples »3.


Paroisse et mouvements d'apostolat laïc

Il ne s'agit pas d'opposer la première aux seconds, ni vice-versa. J'ai commencé la JOC au cœur même de l'activité paroissiale et l'ai toujours voulue paroissiale4. Ce qui n'exclut pas, loin de là, l'indispensable vision supra- paroissiale, avec les initiatives et l'organisation qui en sont la conséquence normale. Ce qui n'exclut pas non plus, exceptionnellement et pour répondre à des besoins particuliers, des groupes apostoliques qui n'ont pas leur premier enracinement dans la paroisse (comme par exemple pour une action dans une grande entreprise, dans une école technique, à un foyer de jeunes, etc.).

Loin de s'opposer, de se contrarier, de se heurter, paroisse et mouvements d'apostolat laïc sont pour moi inséparables et indivisibles. La paroisse restera toujours le berceau de l'apostolat laïc, tant individuel qu'organisé. C'est là qu'il naît et se nourrit. C'est là qu'il s'insère dans l'Église. Le regard fixé sur un but final unique, paroisse et mouvements apostoliques ne peuvent pas être extérieurs ou étrangers l'un à l'autre. Ils sont essentiellement « un » dans l'Église et dans le Christ. Toutes les frictions et toutes les difficultés ne peuvent jamais être résolues en dressant l'un contre l'autre, en négligeant ou en rejetant l'un ou l'autre. Organisations apostoliques et paroisse ne se complètent pas seulement au dehors, sur un champ apostolique éloigné de la paroisse ; elles se renforcent à l'intérieur, dans la vie même de la paroisse qui développe alors toute la stature de sa mission, l'expérience le prouve.

Si le mouvement d'apostolat laïc dépasse les limites de la paroisse, voire du diocèse ou du pays, et projette des laïcs vers le dehors, ce qui répond en fait à une nécessité du monde d'aujourd'hui, ce ne peut jamais être aux dépens de la paroisse ou du diocèse.

Mais il faut pour cela une conception exacte et une vision missionnaire de la paroisse dans l'Eglise.


L'universel commence à la base

J'ai évidemment assez dit que l'apostolat des laïcs était un problème mondial ! Mais le monde à transformer et à sauver ne se trouve pas hors de la paroisse ; il commence là, il s'y incarne et s'y enracine. En dépit des apparences, le sort du monde se décide en quelque façon dans chaque paroisse et tout prêtre en est responsable. Pie XI le rappelait sans cesse : « Leur sort est entre vos mains... »5 : le sort des fidèles, le sort de l'Église, le sort même du monde.

Est-il encore possible de distinguer vraiment un pays chrétien d'un pays de mission ? Le paganisme est partout et l'Église entière est devenue — ou redevenue - missionnaire. Chaque paroisse est, doit être une paroisse missionnaire. Car c'est dans chacune d'elles ici, aussi bien que par-delà les mers dans tel pays asiatique ou africain, que se pose le problème. Voilà pourquoi il doit être résolu sur place, à la base. Et dans la mesure où il est résolu à la base, il le sera déjà en grande partie pour le monde !

N'oublions pas que les apôtres laïcs doivent nous venir des paroisses : c'est là que la christianisation du monde commence et grandira de manière à influencer et à envahir l'humanité entière. Si, dans notre travail sacerdotal, nous avons sans cesse cette préoccupation, nous n'avons pas à craindre pour l'avenir.

L'unité vers laquelle marche actuellement le monde ne représente pas tellement ni uniquement un danger pour l'Église et le christianisme. Elle renferme aussi une très grande promesse. En fin de compte, est-ce que nous ne disposons pas de toute la création ? Jamais les possibilités ne furent aussi grandes ; jamais nous n'avons eu des occasions aussi riches et aussi nombreuses de porter le Christ à tous les hommes, grâce à la technique qui peut et doit être mise au service de la Bonne Nouvelle.

Ne croyons donc pas que les temps actuels sont seulement difficiles et pleins de soucis. Réjouissons-nous parce que nous vivons les plus belles pages de l'Histoire de l'Église : c'est maintenant qu'elle va vers sa dimension totale, non seulement géographiquement mais dans la mise à l'action de tous les fidèles. Car jamais, dans cette Histoire, nous n'avons vu les laïcs aussi conscients des besoins de l'Église et de leurs frères, jamais aussi conscients de leur mission et aussi prêts à la remplir, dans une foi et une charité particulièrement dynamiques. Et cela, parmi les plus humbles et les plus faibles. Quelle belle histoire, par exemple, que celle des jocistes-missionnaires !


Une foi sacerdotale

Le laïc ne comprendra et ne réalisera sa mission que s'il a une foi vive. En cela, le prêtre doit lui servir d'exemple.

Le prêtre qui veut susciter des vocations d'apôtres laïcs doit avoir lui-même une grande foi. C'est une condition primordiale. Si sa foi n'est pas vivante, elle sera non seulement une foi morte, mais une foi qui tue. Nous ne devons pas beaucoup tendre l'oreille pour entendre des laïcs nous raconter pourquoi ils ont perdu la foi, pourquoi ils ont quitté l'Église, hélas ! « Le juste vivra par la foi », dit Saint Paul6. C'est de cela que nous avons le plus besoin. Et soyons-en surs, les laïcs, à leur manière, savent le reconnaître quand ils parlent des prêtres avec qui ib sont en contact : « Ah ! celui-là, il y croit ! »

Le prêtre doit être un homme d'une foi invincible.

Il doit croire fermement au plan de Dieu, être inébranlablement convaincu que Dieu veut le salut de tous, sans exception : « ... lui, qui veut que tous les hommes soient sauvés...7 ». Oui, cela, Dieu le veut. Il le réalisera dans le temps et dans l'éternité.

Le prêtre doit avoir foi en la victoire, croire à la puissance de la mort et de la résurrection du Christ, en la réussite de sa mission de rédempteur : « Voici, j'ai vaincu le monde !8 »

Dans la même logique du plan de Dieu, il doit croire m la mission des laïcs comme un moyen de christianisation effectivement voulu par Dieu. Si nous, prêtres, n'avons pas confiance dans cette mission au sein de l'Église et du monde, comment pourrons-nous jamais nous appliquer à les former ? Si nous ne sommes pas foncièrement convaincus que l'apôtre laïc peut réussir à conduire le monde à Dieu, comment le laïc lui-même aura-t-il confiance dans le but qu'il doit poursuivre et dans son résultat final ?

Mais si nous osons croire et nous montrer certains de la victoire, les laïcs se sentiront capables de grandes choses pour le royaume de Dieu et accepteront leur responsabilité dans un grand esprit de foi : « Telle est la victoire qui a triomphé du monde : notre foi9 ». Et instinctivement, j'ai toujours ajouté : la foi du prêtre.

Cette puissance de la foi sacerdotale s'applique tout naturellement dans les difficultés inhérentes à la collaboration entre les prêtres et les laïcs. Il ne faut jamais se cacher ces difficultés. Qui peut avoir jamais imaginé qu'une tâche pareille — celle de former d'autres chrétiens à être les collaborateurs mêmes du Christ-Apôtre — pouvait être facile ? Dans ces tribulations, le prêtre doit pouvoir dire comme le Christ : « Pour eux, je me consacre moi-même, afin qu'ils soient eux aussi consacrés en vérité... »10.

Seul en effet, le prêtre qui croit à sa paternité sacerdotale saura donner sa vie, toute sa vie, pour sauver ses brebis.

Il suffit de réfléchir un instant à l'appel du Saint Père Pie XII au sujet de l'apostolat ouvrier, que je citais plus haut11 et qui peut s'appliquer à tous les autres secteurs de l'apostolat laïc, pour comprendre combien cet appel est vain s'il n'y a pas une foi sacerdotale correspondante.

Et qu'on relise enfin et médite les résolutions générales du IIe Congrès Mondial de l'Apostolat des Laïcs, en particulier celles qui se rapportent à la formation des laïcs à leur apostolat12 ; et on comprendra alors la nécessité absolue et l'urgence de cette foi sacerdotale.


Des vocations d'apôtres laïcs

La multiplication des vocations apostoliques, tout particulièrement parmi les laïcs, ne serait-elle pas le plus grand besoin de l'Eglise à l'heure présente ? Je serais tenté de le croire.

On a parfois craint que la valorisation des vocations laïques ne soit la cause d'un recul des vocations sacerdotales et religieuses. Je n'en crois rien. On ne saurait assez exalter la valeur apostolique du travail, du mariage, de la famille, de toute la vie temporelle. Mais on devra toujours montrer, et à tous, que cette valeur apostolique ne peut être réalisée et diffusée sans des vocations sacerdotales et religieuses entièrement et définitivement consacrées à les éveiller et à les épanouir.

Combien de laïcs, jeunes et adultes, reconnaissent avec une fierté et une affection surnaturelle émouvantes le rôle que tel prêtre, que leur aumônier a joué dans l'orientation de toute leur vie profane vers l'apostolat ! Et d'autre part, combien de vocations sacerdotales et religieuses n'ont pas directement germé dans des groupes d'Action Catholique, par le truchement de l'apostolat exercé concrètement dans la vie laïque ? Une enquête objective clarifierait la question et elle le ferait brillamment. Dès maintenant, mon expérience personnelle me prouve que sa conclusion serait positive : je pourrais donner des chiffres et des témoignages nombreux prouvant sans hésitation possible la fécondité de l'apostolat des laïcs pour la multiplication des vocations sacerdotales et religieuses, et même des vocations contemplatives !

Le prêtre doit susciter partout et toujours ces vocations, dans toutes les occasions et par tous les moyens que lui offre son ministère. Ainsi, l'apostolat des laïcs lui-même, surtout celui des jeunes, devient une sorte d'apprentissage normal de l'apostolat de toute la vie, et partant, de l'apostolat sacerdotal et religieux. Quand on songe que les cinq sixièmes de l'humanité manquent de prêtres, que toute l'humanité a un besoin urgent de personnes de plus en plus nombreuses consacrées entièrement et exclusivement à l'apostolat sous toutes ses formes, on réalise facilement à quel point tout prêtre devrait être hanté par la préoccupation de multiplier les vocations apostoliques, laïques et sacerdotales.


Marie, cette laïque qui a assumé sa mission

Parce que, en cette période que vit l'Église, la Vierge Marie a été davantage mise à l'avant-plan de la chrétienne, les laïcs doivent découvrir ce qu'elle représente dans la réalisation de la mission du Christ, ce qu'elle signifie pour l'Église même et pour nous tous.

Marie est vraiment notre Mère et Mère de toute l'Église. Mère du Christ, c'est par elle que nous l'avons reçu et par elle que fut rendu possible le mystère de la rédemption du genre humain. Sans Marie, pas d'Église, pas de Pape ni d'évêques, pas de sacrements, pas d'apostolat...

Et Marie n'était pas prêtre ; elle n'était pas une religieuse. Elle était une laïque, une jeune, une femme du peuple, vivant simplement parmi le peuple ; c'était une mère comme les autres, vivant dans le cadre familial de son temps et de son pays.

Mère de tous, prêtres et laïcs, Marie est aussi l'exemple de tous. Mais en ce temps de promotion de l'apostolat des laïcs, n'est-elle pas spécialement un exemple pour tous les laïcs, dans leur mission propre et irremplaçable au sein de l'Église. Qu'en Marie, ils découvrent la nécessité de leur vocation, la dignité et la sainteté de leur état.

Tous, prêtres et laïcs, nous pouvons voir en elle la collaboration entre Dieu et l'homme pleinement réalisée. Ainsi, par le don parfait d'elle-même, elle nous montre le but même de nos efforts.

Tendons simplement et courageusement vers ce but, tous ensemble, réalisant la parole ultime du Christ à ses Apôtres : « Que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, afin que le monde croie que tu m'as envoyé »13.



Notes



1 XV, 5.

2 Au Consistoire secret du 18 février 1946.

3 Discours au 1er Congrès de l'Apostolat des Laïcs à Rome, 7 octobre 1951.

4 La première brochure que j'ai écrite pour les Editions Jocistes en 1925 s'intitulait : La JOC et la Paroisse.

5 Ps. XXX, 16.

6 Hébr., X, 38.

7 I Tim. II, 4.

8 Jo. XVI, 33.

9 I, Jo. V, 4.

10 Jo. XVII, 19.

  1. 11 Voir p. 99.

  1. 12 Dans Les Laïcs dans l'Eglise. Ed. Comité Permanent des Congrès Internationaux pour l'Apostolat dès Laïcs. Rome 1958.

13 Jo. XVII, 21.

Comments